En ce moment, c’est la polémique au sujet de l'intimidation, le sujet m’ayant déjà un tantinet concerné je prends donc ma plume pour partager quelques souvenirs en rapport.  

 

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Dans mon plus jeune âge j'en ai été victime, mais comme La Folle À La Sécheuse, je peux désormais en rire...

 

~À l'école primaire, je devais donner des bonbons pour jouer à chat avec les autres. Je n'avais qu'une seule amie, la petite ''boulotte'' rejetée. N'empêche que cette amie d'enfance laisse une trace incomparable dans mon cœur !

 

~À la fin du primaire j'ai déménagé, suite au divorce de mes parents. Je me disais que j'allais connaitre de nouvelles personnes et me faire beaucoup d'amis. Pas le moins du monde => !

Il y avait un groupe de filles-à-maman-riches-à-souhait, avec des vêtements à la pointe de la mode (de l'époque). Mes vêtements à moi, je les aimais, parce qu'ils venaient, pour la plupart de l'usine de ma grand-mère styliste.

 

~Puis une des filles quitta LE groupe. ''Une petite mouche''. Celle-là ne me laisse pas un bon souvenir d'elle. Fin primaire, nous nous entendions bien, mais dès notre arrivé au collège c'est parti en eau de boudin. Hey vas-y que je te rabaisse, hey vas-y que je te montre tout le fric que j'ai en sachant que tu n'en as pas. Aujourd'hui, quand je regarde ce qu'elle est devenue, je me dis que je n'avais aucune raison de l'envier au final.

 

~Dans les classements stupides (je dis STUPIDES) de ''Qui est la plus belle fille de l'école ?'' fait par les garçons, j'étais toujours la dernière. Hey oui pas seins !

 

~Ah ! Mes dents aussi... ! Combien de fois j'ai entendu : ''quoi de neuf docteur ?'' dans les couloirs. 

 

 

 

À partir du lycée, là j'ai eu des amies et s'en était terminé du rabaissement. Au contraire, avec mon humour auto-dérisoire c'est moi qui faisais rire la galerie.

 

 

 

Je me souviens aussi que je prenais pas mal la défense de ceux qui se faisaient bien plus martyriser que moi. Cette fille à la tête déformée par un forceps à sa naissance ou encore ce garçon aux lunettes rondes qui zozotait et qui était méchant avec tout le monde à cause de son mal-être.

 

Je me souviens avoir pleuré une fois, sur le chemin du retour, parce que la fille s'était ouvert les veines et s'était loupée de peu. 

 

Aujourd'hui malheureusement, il y a quelques uns qui ne se loupent pas justement ! Quelques uns qui s'enferment dans la douleur d'être rejeté. Il n'y a pas que cette pauvre Marjorie ! 

 

Parce que les Médias ont décidé d'en parler aujourd'hui, on ouvre les yeux en pensant que le phénomène est nouveau (certes, il est amplifié par les réseaux sociaux). Il y en a eu d'autres, qui ne sont malheureusement que des petits numéros nourrissant le pourcentage de suicide sous le coup de l'intimidation. C'est un peu plus de 300 jeunes par années (au Canada), qui mettent fin à leurs jours, sous l'acharnement de leurs compagnons de classe !

 

 

 

Personne ne peut dire qu'il a été parfait et qu’il n'a jamais blessé quelqu'un dans sa vie. Moi la première ! Parce que même si je les ai parfois défendus, je me suis aussi comportée comme une petite peste envers certaines personnes, pour suivre la masse (et je soutiens que le problème que nous avons aujourd'hui c'est en grande partie à cause de cela : c'est vrai : entre faire comme tout le monde pour être tranquille et être celui qui se fait humilier... Il n'y a pas photo non ?) Mais aussi pour se défendre, en sachant que les mots blessent bien plus que les coups.

 

Ne reste qu’une question : L'empathie a-t-elle quitté l'être humain ?